Milleniaux-yolo-fomo

En matière de voyage, les enfants du millénaire sont toujours aussi déroutants. Sont-ils en train d’oublier toute prudence (et de dépenser tout leur argent), ou sont-ils condamnés à rester coincés devant leurs écrans en enviant la vie des autres?

En 2017, si l’on en croit les manchettes, les enfants du millénaire ont causé la mort de beaucoup d’industries (des bagues de diamant aux grands magasins), mais l’industrie du voyage n’est pas du nombre. Au contraire, leurs rêves d’ailleurs, loin d’être un hobby de riche, sont plutôt un aspect essentiel d’une vie saine et équilibrée. Mais pour ce qui est de la façon dont ils voyagent, les enfants du millénaire continuent d’être aussi déroutants et paradoxaux que les médias traditionnels le prétendent. Est-ce que ce sont des citoyens du monde progressistes? Des narcissistes qui se prennent en photo avec leurs toupies à main? Ou ces deux réponses?

En 2010, les enfants du millénaire ont effectué 187 millions de voyages à l’étranger (chiffre qui devrait atteindre 300 millions en 2020), et un récent sondage sur les objectifs de vie à long terme révèle que l’envie de voyager est aussi forte que le rêve d’être propriétaire d’une maison (à 22 %), bien qu’il reste à déterminer si c’est le résultat d’une vision audacieusement globale du monde… ou des bulles immobilières locales. (Après tout, si l’on ne vit qu’une fois, ce qu’en anglais on résume par l’acronyme YOLO, alors pourquoi voudrait-on passer sa vie dans un seul et même endroit?)

Autre point important à noter: les enfants du millénaire voyagent différemment de leurs parents et grands-parents. Primo, ils sont plus avides de sortir des sentiers battus. Ils ne désirent pas visiter la destination No 1 de l’année, telle qu’annoncée par les magazines illustrés et les sites de voyage; ils veulent explorer les endroits qui se retrouveront dans les palmarès de l’année prochaine. Il y a également plus de chances qu’ils restent branchés: 43 % d’entre eux affirment consulter leur téléphone aux cinq minutes lorsqu’ils voyagent. Mais même cette statistique peut s’avérer trompeuse (quoiqu’elle permette de casser un peu de sucre sur le dos de la génération Y). Car qu’est-ce qu’un cellulaire pour un enfant du millénaire, sinon la version compacte de tout le barda qui alourdit les sacs bananes des participants d’un voyage en groupe, un bidule qui soit à la fois appareil photo, carte géographique et agenda?

Et même si les enfants du millénaire ressentent le besoin de «partager» sur les médias sociaux chaque plongeon du haut d’une falaise et chaque camion-resto de tacos, souvenez-vous: en 2017, nul n’est forcé de regarder leurs diapositives de voyage floues, coincé dans un sous-sol. Aujourd’hui, quand on s’ennuie ou qu’on ressent les effets du syndrome FOMO, on n’a qu’à se désabonner.

Pour mieux comprendre les tendances et habitudes de voyage des Canadiens de la génération Y, demandez votre exemplaire de notre dernier livre blanc fouillé sur les comportements et intérêts de cette génération.

Accéder ma copie du livre blanc