La nouvelle réalité

Communiquer avec le monde à l’ère du coronavirus.

J’arrive difficilement à me souvenir de ce qui est normal, quelques jours à peine après que mon coin du monde s’est mis en mode arrêt complet. La semaine dernière me semble avoir eu lieu il y a un mois. Travailler de la maison, m’habituer à de nouveaux moyens de communication (hier, par exemple, des collègues ont mis en commun des photos de leur espace de travail à la maison et de leurs animaux ou de leurs «assistants»), essayer de ne pas passer trop de temps sur les réseaux sociaux ou à suivre les nouvelles en général, du moins pendant les heures de travail. Faire des casseroles de soupe. Remplacer «Je sors prendre un café» par «Je passe vider le lave-vaisselle».

Et tout en pensant à mes collègues (et en m’inquiétant pour eux) disséminés autour du monde, j’ai accordé une attention soutenue aux communications d’autres entreprises, à leur message, aux modifications de leurs infolettres, aux changements qualitatifs dans ce qu’elles disent, dans leur ton et dans la façon dont elles diffusent leur contenu.

Étonnamment, certaines entreprises n’ont en rien modifié leur message. (Certaines n’ont pas besoin de le faire, certaines produisent du contenu qui semble encore plus pertinent à présent.) D’autres ont accru leur présence (Skift, par exemple, se démarque, quoique ce média est sans doute dans une position idéale pour briller de tous ses feux dans des moments comme ceux que nous vivons), mais presque toutes ont apporté quelques ajustements à leur contenu. J’ai aussi jeté un œil aux avis de détaillants et de sociétés de vente directe, dont la majorité m’ont dans l’ensemble impressionné par leur ton et leur contenu. On a aussi vu des gestes de solidarité avec les propriétaires de restaurants et de cafés et avec leurs employés (là où ces établissements ont dû fermer); en fait, les billets publiés sur les médias sociaux par des chefs et des proprios de restos comptent parmi les plus sincères que j’aie lus.

Il ne sert à rien d’édulcorer la réalité actuelle. Et le meilleur faire-savoir, quand les temps sont durs, doit être clair, concis, informatif, empathique, transparent… et si possible porteur d’espoir. S’il y a autre chose sur laquelle je garde un œil, c’est l’espoir; dans cet espoir, il y a la lumière (qui va finir par apparaître) au bout du tunnel. (Nul ne peut prévoir l’avenir, bien sûr, mais c’est ce que font les gens, et ce, depuis que les hommes se racontent des histoires.) Nous avons déjà commencé à voir des réflexions sur l’avenir possible de l’économie après l’essoufflement du virus et le retour d’une certaine forme de normalité. C’est à ce moment-là, et dans la période qui le précédera, que les sociétés de marketing de contenu (entre autres) devront non seulement monter en puissance, mais aussi agir en chefs de file. Le contenu va être un des morceaux du puzzle qui nous aidera à reprendre pied dans un monde où les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes et s’occupent de tâches normales. Comme sortir prendre un café.

D’ici là, lavez-vous les mains.

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